Bigoudi et moi

C’est bien beau toutes ces histoires de vélo, gâteau et pas de boulot, mais vous vous demandez sans doute comment va Bigoudi ? Ou plutôt, puisque nous sommes tous là dans l’unique but de parler de moi (n’est-ce pas ?) comment ça va entre Bigoudi et moi ? Et ben ça va plutôt pas mal, après les quelques frictions du début. Maintenant que nous nous sommes mises d’accord sur le fait que je ne veux plus voir Punchy mais chercher du travail nos relations se sont apaisées.

Bien sûr, au départ, Bigoudi râlait sec : « mais je ne comprends pas, c’est vous qui avez demandé la prestation de réorientation, c’est pas La Redoute ici, on ne choisit pas un métier ou une formation sur catalogue (note de Lecul : et c’est bien dommage), je croyais que vous ne vouliez plus être plante verte, pardon, hôtesse d’accueil, et vous comptez chercher quoi comme travail (ndL : et bien, ça ne me semblait pas aberrant de vous demander de m’aider à ce sujet), vraiment je ne comprends pas, et votre carrière de diététicienne alors, votre chemin était tout tracé, mais que va dire votre mère et bla bla bla bla bla……………..

Après avoir déblatéré pendant des heures ou presque, Bigoudi s’est calmée et a accepté de m’aider à chercher du travail. Peut-être que le fait que je lui aie dit qu’elle pouvait me sortir du CSP si elle ne voulait pas m’aider a joué. Je ne suis pas sûre qu’il lui soit très conseillé de faire ce genre de choses.

Cependant, je préfère vous rassurer tout de suite : Bigoudi n’a pas été d’une efficacité folle pour l’instant. Il faut dire que depuis fin février elle est partie en vacances deux fois, a du « gérer des urgences », a suivi une formation , le site de Paule Amploye s’est fait hacker et les bureaux du CSP ont déménagé (ce qui est une excellente nouvelle puisque je fais maintenant quinze minutes de vélo, contre une heure de transports en commun avant).

Mais le vrai problème avec Bigoudi c’est qu’elle parle. Beaucoup. Trop. Et moi, quand on me parle trop je décroche. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle est passionnée par son boulot ou parce qu’elle est habituée à recevoir des personnes qui ne bitent rien à ce qu’elle raconte que Bigoudi explique tout en long, en large et en travers plusieurs fois. Mais même avec beaucoup de bonne volonté je me déconcentre. Au bout de dix minutes de rendez-vous je me rends généralement compte que je n’écoute plus rien et que je hoche la tête en faisant « oui oui » depuis cinq minutes. Parfois, je vais même jusqu’à baver si ça devient trop long. Mais comme Bigoudi répète peu ou prou toujours la même chose, j’arrive à reconstituer le discours petit à petit en ne me laissant pas toujours aller au même moment.

Back to bed

Lecul Danslesronces pendant un rendez-vous avec Bigoudi

J’ai rendez-vous avec Bigoudi demain à l’aube des chômeurs (=10h15), souhaitez-moi bonne chance.

C’est fou comme c’est fatigant les week-ends de trois jours

Du coup, ce soir, je suis épuisée. J’avais prévu d’écrire un article sur mes trois livres préférés parmi ceux que j’ai lu depuis le début de 2015, mais je suis bien trop épuisée pour écrire des commentaires intéressants sur le sujet. Et je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais aujourd’hui j’ai fait 25 bornes en vélo, dont une loooongue pente pentue, et je n’ai même pas mis pied à terre, je suis fière de moi et vous pouvez l’être aussi. Du coup, vous conviendrez avec moi que je mérite un peu de répit (en plus j’ai remarqué que plein de blogueuses influentes ne font pas des articles de 10 000 kilomètres comme les miens, c’est peut-être ça la clé du succès après tout ?). Comme je ne suis pas une peau de vache, je vous laisse avec une vidéo qui me fait hurler de rire chaque fois que je la vois :

Et comme je suis une fille comme ça (insérer ici un pouce fièrement dressé) voici mes trois livres préférés du premier tiers de 2015 (pour plus d’informations va falloir aller chercher vous-mêmes bande de feignasses !) :

American Desperado, de Jon Roberts et Evan Wright

Naufrages, d’Akira Yoshimura

Et quelquefois j’ai comme une grande idée, de Ken Kesey

Ce qui est cool avec le chômage

Mon avant-dernier article « Le problème avec le chômage » n’étant pas très gai, j’ai décidé de vous livre aujourd’hui sa version positive. Je ne voudrais pas que mon lectorat pense que je suis rien qu’un sale râleuse, ou que ma vie est misérable (je suis blogueuse après tout, ma vie ne peut être que fantastique). Par ailleurs, ayant naturellement un léger penchant pour le pessimisme, me forcer à voir le bon côté des choses est un bon exercice. Entre ça, la méditation sur Freecell et les cours de yoga, je suis quasiment un maître zen.  Donc maintenant, avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons prononcer ensemble trois fois le mantra « Hom ».

Hooooommmm… Hooooommmm… Hooooommmm…

C'est ça la souplesse !!!

Lecul Danslesronces pratiquant le yoga

Ce qui est cool avec le chômage c’est que je fais des coussin en trapilho, ce gros fil de coton qui se tricote ou se crochète. Moi j’ai choisi le crochet (c’est plus facile et je suis feignante) et je fais des coussins trapilho-tissu de toute beauté. Le crochet c’est aussi un exercice zen, les mains fonctionnent toutes seules pendant que la tête se détend. Pour moi, la bigarreau sur le kouglof c’est de crocheter en regardant une télé-réalité bien pourrie, c’est presque aussi bien que de faire de la soupe en écoutant Le masque et la plume.

CoussinCoussin

Pile et face, exemple de coussin réalisé par Lecul Danslesronces

Ce qui est cool avec le chômage c’est que je lis en moyenne dix livres par mois. Certes je lis vite, mais quand j’entends qu’il y a des personnes qui ne lisent que deux livres par an ça me rend très très triste, aussi triste que de savoir que certaines personnes n’aiment pas la raclette (et parfois ce sont les mêmes, mais l’imaginer me plonge dans un désespoir trop profond). En plus, je suis assez exigeante en matière de littérature (Marc Lévy et Amélie Nothomb ne passent pas par moi), donc je me dis que ça m’empêche de devenir complètement débile avec toute la télé-réalité que je m’envoie. Tout est dans l’équilibre. Maître zen, je vous dis.

Ce qui est cool avec le chômage c’est que je peux dormir neuf heures par nuit. J’ai toujours été une grosse dormeuse et quand je n’ai pas mon quota d’heures de sommeil je peux être aussi désagréable que si je suis privée de saucisson. Quand je travaille, en rentrant chez moi je checke Facebook, mes mails, les stats de mon blog (« Lecuuu j’ai eu sept lecteurs aujourd’hui, je deviens influente ! »), je fais à manger pour le soir et le lendemain, je câline Plaquette, je trapilhote un peu, je regarde une série, je lis… Le temps de faire tout ça et je me couche tard. Quand je suis au chômage j’ai toute la journée pour le faire, je peux donc me coucher et dormir tout mon saoul (voire parfois dormir toute saoule, mais j’essaie d’éviter car ce n’est pas très zen).

New girl

Lecul Danslesronces, expliquant en entretien d’embauche quels sont ses hobbies

Ce qui est cool avec le chômage c’est que je cuisine de bon petits plats. Alors oui, je cuisine toujours de bons petits plats car bien manger est ma préoccupation principale. Mais quand je ne travaille pas je peux prendre le temps de cuisiner très lentement (je suis très lente en général et je n’aime pas me presser) et passer une heure à couper des légumes pour une salade par exemple. Et ça me fait du bien, parce que couper des légumes me détend. Hooommmm….

Ce qui est cool avec le chômage c’est que je gagne plus d’argent que quand je travaillais comme plante verte, pardon hôtesse d’accueil. Merci le CSP. Et oui, je fais partie des assistés qui gagnent plus sans travailler, je profite du système. Mais je trouve que ce n’est pas cher payé pour se cogner Punchy et/ou Bigoudi plusieurs fois par mois.

Ce qui est cool avec le chômage c’est que je vis plus simplement. Consommer mieux et en moindre quantité, manger bio et local, réduire ses déchets… ça vient d’une réelle envie et de convictions, mais c’est quand même plus facile de ne pas sur-consommer quand on a peu d’argent.

Ce qui est cool avec le chômage c’est que je peux reprendre mon blog en main. Oui, je m’y mets tard, et oui, c’est bientôt fini parce que je ne vais pas tarder à retravailler (pour de vrai, je ne me berce pas d’illusions) mais je suis sûre que ça fait plaisir à plein de monde. J’ai raison non, ça vous fait un peu plaisir quand même ?

Mais par-dessus tout, ce qui est vraiment super cool avec le chômage c’est que j’ai du temps. Et quand je vois autour de moi des gens qui courent comme des poulets sans tête à cause de boulots inintéressants/mal payés/peu gratifiants (rayez la mention inutile) (je sais bien que tous les gens qui travaillent n’ont pas un boulot de merde quand même) je me dis que c’est un luxe et que j’ai beaucoup de chance.

Quand vous êtes toujours en retard au travail. | 19 situations embarrassantes pour les gens qui sont toujours en retard

Les gens qui travaillent, vus par Lecul Danslesronces

Le gâteau réconfortant de quand ça devrait être le printemps mais qu’en fait il fait pas beau

Avant de vous livrer ma recette de gâteau réconfortant de quand ça devrait être le printemps mais qu’en fait il fait pas beau je me dois de vous avertir. Pour moi il s’agit d’un gâteau réconfortant de quand ça devrait être le printemps mais qu’en fait il fait pas beau mais c’est tout à fait subjectif, puisqu’en réalité je ne mange jamais de gâteau.  Je ne mange pas de sucre en fait (sauf des bonbons Haribo, mais je ne suis pas à une contradiction près). Pas parce que ça fait grossir, loin de moi cette idée, mais parce que je n’aime pas ça. Rien que de penser au goût du sucre sur ma langue j’ai envie de me taper un bon bout de saucisson.

En revanche, j’adore faire des gâteaux. Le problème, c’est que je ne peux pas savoir si c’est bon ou pas. Je trouve toujours ça dégueulasse. Mais maintenant que j’ai Lecu sous la main (et c’est quand même pas évident, vous en conviendrez, d’avoir le cul sous la main. Je ne sais même pas si c’est physiquement possible) je peux m’en donner à cœur joie et me servir de lui comme cobaye. Donc la dernière fois, nous avions une vieille pomme toute ridée dans notre corbeille à fruits et je me suis dit : « Tiens pourquoi faire un gâteau avec, plutôt que de la jeter ? ». C’était un samedi, il pleuvait, j’étais au chômage, du coup j’avais envie de faire quelque chose de réconfortant. Ben oui, c’est pas parce que je mange pas de gâteau que j’ai pas envie qu’il me fasse du bien par procuration.

Du coup, j’ai choisi une garniture qui me semblait réconfortante (= qui va bien avec un thé sous un plaid et Plaquette qui ronronne un jour de pluie) (quoique Plaquette ronronne tellement fort que c’est plus stressant que réconfortant) : de la pomme donc, des noix, de la cannelle, du chocolat et du miel. Contrairement à ce que mon parcours professionnel pourrait laisser penser, je ne suis pas le genre de dingo qui se lance tête baissée dans un projet sans faire de recherche préalable. J’ai besoin de laisser mûrir mes idées, à tel point que souvent elles pourrissent et meurent d’elles-mêmes. Donc pour mon gâteau réconfortant de quand ça devrait être le printemps mais qu’en fait il fait pas beau, j’ai fait des recherches, et j’ai fini par faire un mix de plusieurs recettes. Comme apparemment c’était plutôt réussi, voici enfin, après cette introduction interminable et néanmoins indispensable, la recette du gâteau réconfortant de quand ça devrait être le printemps mais qu’en fait il fait pas beau.


Ingrédients du gâteau réconfortant de quand ça devrait être le printemps mais qu’en fait il fait pas beau

– 100 grammes de noix (sans les coquilles, sinon ça fait pas lourd)

– 80 grammes de sucre (en poudre, c’est plus pratique)

– 2 cuillères à soupe de miel

– 2 cuillères à café de cannelle

– 1 vieille pomme (elle peut être jeune aussi hein, je ne suis pas sectaire)

– du chocolat, en quantité approximative (j’ai oublié de noter combien j’en avais mis, désolée). De préférence en pépite, sinon vous allez devoir vous faire chier à le pépiter vous-même

– 80 grammes de beurre, que vous prendrez soin de sortir du réfrigérateur à l’avance afin qu’il soit « pommade », c’est-à-dire mou

– 1 sachet de levure

– 125 grammes de farine

– 4 œufs

Préparation du gâteau réconfortant de quand ça devrait être le printemps mais qu’en fait il fait pas beau

Avant toute chose, vous prendrez soin de sortir votre beurre du réfrigérateur si ce n’est déjà fait, pépiter votre chocolat si vous avez une tablette (plusieurs méthodes : vous pouvez le râper, le couper grossièrement au couteau, le mettre dans un torchon et taper dessus avec un marteau…), décortiquer vos noix (il me semble que « décortiquer » n’est pas le terme adéquat, mais comme je n’ai pas ce dernier en tête on s’en contentera), éplucher la pomme, enlever le trognon et la couper en petits dés.

Un fois ceci fait, c’est très simple : vous commencez par mélanger le beurre pommade et le sucre jusqu’à obtenir un pâte homogène Eugène. Ensuite vous ajoutez le miel, vous incorporez les œufs un à un (un œuf, je mélange, deux œufs, je mélange… je ne sais pas pourquoi mais ça al’air important). Vous ajoutez ensuite la farine, la levure, vous mélangez, et vous terminez avec les noix, la cannelle, la pomme et le chocolat. Vous mélangez encore bien bien bien, et vous mettez dans un moule préalablement beurré. Pur ma part, j’ai mis ça dans un moule à cake mais tout autre moule à gâteau conviendra.

Pour la cuisson, c’est compliqué de vous dire parce que mon four est pourri, mais je vous conseillerais de régler le votre à 180°, pendant environ 40 minutes. De toute façon il faut vérifier régulièrement, et surtout, SURTOUT, planter la pointe d’un couteau dans votre gâteau, qui ne sera cuit que quand la pointe ressortira sèche.


Voilà, maintenant que votre gâteau réconfortant de quand ça devrait être le printemps mais qu’en fait il fait pas beau est prêt, vous pouvez le déguster avec vos amis, votre mère ou votre chat, accompagné d’un bon thé bien chaud, et en râlant sur ce printemps qui est bien frais et bien humide (et vous dire que vu ce temps, le réchauffement climatique ne peut être qu’un complot).

30 Rock

Lecu Surlacommode, demandant gentiment à Lecul Danslesronces de lui faire un gâteau

Le problème avec le chômage

 Le problème avec le chômage, c’est que certains jours, je m’ennuie grave. Pour autant, je n’ai rien envie de faire. Finir mon coussin en trapilho ? Pfff… Aller faire un tour ? A quoi bon ? Lire un livre ? Bof… Je me sens à peu près comme ça en fait :

Le problème avec le chômage, c’est que je vis avec la radio en fond sonore. Plus précisément France Inter. Du coup, de 11h à 12h30, je me tape l’émission de merde de Nagui La bande originale. Je déteste cette émission, et je trouve que Nagui est un animateur radio navrant. D’ailleurs, big up à Marianne James qui a réussi à répondre assez intelligemment aux questions affligeantes de Nagui sur son poids. A sa place, je lui en aurais collé une. Vous me direz, la solution est simple : ne pas écouter cette émission désolante. Ben non. Comment je fais pour savoir où j’en suis de ma journée sans ça ?

 Le problème avec le chômage, c’est que je me sens obligée d’aller courir. Déjà parce que ça m’oblige à sortir, ensuite parce que ça me déculpabilise de passer le reste de ma journée le cul dans le canapé. C’est la seule chose qui m’empêche de me transformer en Plaquette (=en gros machin poilu qui doit marcher au maximum 30 mètres dans la journée). Or, je déteste courir. Pas à cause de l’effort physique, ça j’aime bien, mais parce que c’est une des rares activités où je me fais chier au bout de cinq minutes.

Lecul Danslesronces, se sentant obligée de faire du sport

 Le problème avec le chômage, c’est que je n’ose pas faire la sieste. Or, j’adooooore faire la sieste. Mais psychologiquement c’est trop dur, je ne peux pas m’empêcher de me dire : « Lecul, tu fous déjà pas grand-chose, tu vas pas en plus dormir deux heures tous les après-midi. » (car oui, une sieste réussie dure au minimum deux heures.). Certes, ça m’aiderait à passer le temps, par contre ça ne me donnerait pas la sensation d’avoir accompli quelque chose.

 Books converse

LeculDanslesronces, ne pouvant finalement pas s’empêcher de faire la sieste

 Le problème avec le chômage, c’est que j’ai développé une véritable addiction au FreeCell. Je ne veux même pas savoir combien d’heures je passe quotidiennement sur ce jeu. Je me console en me disant que c’est comme si je faisais de la méditation.

 Le problème avec le chômage, c’est que je deviens asociale. Je suis déjà pas la fille la plus bavarde du monde en temps normal (contrairement à ce que pourrait laisser croire la longueur de mes articles sur ce blog) et j’aime être seule, mais quand je ne travaille pas ça devient quasiment pathologique. La simple idée de devoir me préparer pour sortir de chez moi et avoir une conversation construite avec quelqu’un (car les discussions avec moi-même sont plutôt décousue) m’épuise complètement. Et je ne peux même pas faire la sieste pour me reposer.

Being alone

Lecul Danslesronces après quelques semaines de chômage

 Le problème avec le chômage, c’est que je me pose plein de questions. Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’erre ? Pourquoi Plaquette est-il si mignon ? Est-je bien fait de faire les choix que j’ai faits ? Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Pourquoi personne ne veut m’embaucher ? Est-il nécessaire de me doucher alors que la seule personne que je verrai aujourd’hui est Lecu ? Des questions pas très constructives, auxquelles je n’ai pas envie de répondre (sauf une, sauras-tu la retrouver ?) et que je suis obligée de canaliser avec au moins dix articles de FreeCell.

 Le problème avec le chômage, c’est que je regarde bien trop de télé-réalité. C’est un vrai problème dont je n’arrive pas à comprendre l’origine et qui inquiète grandement mes proches qui se demandent : qu’est-ce qui peut plaire autant à une fille aussi intelligente et cultivée qu’elle dans le fait de regarder des débilos à moitié à poil en train de glander ? Si vous avez des théories, je les accepte.

 Le problème avec le chômage, c’est que j’ai la flemme de tout. Moins on en fait moins on en envie d’en faire comme dirait l’autre, et j’aurais tendance à répondre : « tu l’as dit bouffi ! ». Certains jours je n’ai même pas le courage suffisant pour aller du canapé aux toilettes (heureusement que je possède un pot de chambre !).

Dishwasher

Lecul Danslesronces, ayant super la flemme de faire la vaisselle

 Le problème avec le chômage, c’est que je perds confiance en moi, bien que je sache à quel point je suis fantastique. A force de retourner dans tous les sens la question : « mais quel est le problème qui fait que je ne trouve pas de travail ? », j’en suis arrivée à une conclusion dingue et totalement surréaliste (accrochez-vous à vos culottes, j’enlève le pinceau, ou un truc comme ça) : c’est moi le problème.

Lecul Danslesronces, perdant confiance en elle

La délicieuse soupe aux déchets

Lecu et moi, nous sommes un peu des sales bobos-écolos : on circule autant que possible à vélo, on fait pipi sous la douche pour économiser des chasses d’eau, on achète nos produits en vrac pour ne pas avoir d’emballages, on mange bio et local, on engueule les copains qui ne  trient pas leurs déchets correctement, on fait des semis pour avoir un mini-potager sur notre balcon, on pratique le DIY… il ne nous manque que le compost pour être des vrais de vrais. (en réalité il nous manque un peu d’argent aussi, car nous avons de graves lacunes concernant l’aspect « bourgeois » de terme). Tout ceci implique que nous essayons de réduire nos déchets au maximum, et quand tu manges principalement des légumes, et ben paie la quantité qui part à la poubelle (tu m’entends l’artichaut ??? C’est notamment à toi que je m’adresse !). Alors on n’en est pas encore à faire des chips avec les épluchures de nos patates, surtout parce que je pressens que les chips maison c’est le genre de truc qui te prend des heures à faire, qui dégueulasse tout, et dont le résultat est décevant. No way José ! Ma solution à moi pour écouler une partie des déchets c’est :

LA SOUPE AUX DECHETS

Ingrédients :

– des déchets

– de l’eau

Ok,ok, je vais pas faire ma grognasse, je vais préciser quels types de déchets j’aime mettre. Alors moi, je mets le vert des poireaux, j’en ai toujours. On peut aussi mettre le tronc du brocoli, les feuilles vertes autour du chou-fleur, le vert des oignons frais (qui chez moi s’appellent des escanouilles), les tiges du persil. A cela s’ajoutent les fanes en tout genre : betteraves, radis, carottes, céleri-rave, les feuilles du céleri branche… Le top du top, si vous achetez des tranches de lard pour faire vos lardons, c’est de garder la couenne pour le bouillon. Vous pouvez aussi mettre du gras de jambon de pays, ou même des os de poulet. Soyez créatifs, regardez dans votre réfrigérateur ce que vous comptez mettre à la poubelle et qui vous semble goûtu (posez immédiatement cet emballage plastique de jambon Herta, ce ne sera pas du tout digeste !).

Préparation :

Ben faites une soupe. Deux précisions cependant : lavez-bien vos déchets, c’est souvent là que se loge la terre ou le sable, ces sales fourbes qui croustillent sous la dent de façon fort désagréable. D’autre part, si vous avez mis de la couenne, du gras, ou de l’os, enlevez-les, ce n’est pas très mixeur-compatible.

Et voilà, grâce à moi, vous avez pour ce soir un plat délicieux, vous n’avez pas eu besoin de lever votre cul pour aller faire les courses, et en plus vous avez bonne conscience, que ce soit pour votre empreinte carbone ou votre gras du bide. Ne me remerciez pas.

couple soupe

Lecul Danslesronces et Lecu Surlacommode, partageant avec un bonheur non dissimulé une délicieuse soupe aux déchets

I’ll be back

Depuis presque deux mois, je suis de nouveau au chômage (c’est l’histoire de maaaa viiiiiiiiiiie, le cycle éternel…) (sur l’air du Roi Lion) (sous vos applaudissements). Alors bien sûr, avec l’aide précieuse de Bigoudi je suis en pleine recherche d’emploi et ça me prend un peu de temps. Mais à l’instar d’Anne ma sœur Anne (enfin pas la mienne, je n’ai pas de sœur, celle de Judith, la femme inconsciente de Barbe-Bleue) et ne voyant toujours rien venir si ce n’est l’herbe qui verdoie et le soleil qui poudroie et encore pas tous les jours, je me suis dit : « Dis donc, Lecul, et si tu profitais de ton temps pour faire quelque chose de plus constructif que jouer au Freecell ou faire des wishlists sur Pinterest ?  » Ce à quoi je me suis répondu : « Pfff… j’ai la flemme… ». Mais je me suis encouragée : « Allez ça va être sympa, ça fait longtemps, et puis ça t’occupera et qui sait, peut-être pourras-tu enfin devenir blogueuse influente. ». Alors j’ai cédé : « Bon, ok ».

Alors voilà ma résolution de fin avril : à partir d’aujourd’hui et jusqu’au jour où je trouverai du travail, j’écrirai ici trois articles par semaine. Je vous avertis tout de suite, ces articles risquent d’être un peu plus lifestyle (comment vivre avec un chat qui pue de la gueule), ou polémique (pour ou contre l’émission de Nagui sur France Inter), parce que si je ne parle que de ma recherche d’emploi ça va être monotone et déprimant.

Bon, ben vivement que je trouve du travail moi !

Narcisse

Lecul Danslesronces, parlementant pour décider si elle doit reprendre son blog en main